Yannick Agnel : "Dans la chambre d’appel aux Jeux Olympiques, je n’en menais pas large"

Belle Trace

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Yannick Agnel : "Dans la chambre d’appel aux Jeux Olympiques, je n’en menais pas large"

Double champion olympique de natation aux Jeux Olympiques de Londres, Yannick Agnel est l’invité de Flo Masnada.

Il revient d’abord sur ses JO de Londres, et ses 2 titres olympiques. La récompense de beaucoup, beaucoup de travail.

"Avec Camille (Muffat) on se disait à l’époque : 'On est tellement au bout du rouleau, ou presque, que si vraiment on l’emporte, si on gagne à Londres, derrière on arrête, c’est Pina Colada et doigts de pieds en éventail !'" (02:06) 

Il raconte l’ambiance particulière des chambres d’appel, juste avant d’entrer dans l’arène pour se jeter à l’eau. Une atmosphère qu’il adorait (04:18). Où il aimait jouer de son côté décalé, pour détonner. Mais "dans la chambre d’appel aux Jeux Olympiques, je n’en menais pas large pour autant, je ne suis pas entré en faisant le moonwalk dans le couloir non plus", confesse-t-il (08:01).

Puis il revient en détail sur sa finale du 200m (14:06) : "J’ai eu une sensation étrange, les 150 premiers mètres étaient d’une facilité déconcertante. Et aux 150 mètres je me suis dit : 'Allez, j’accélère'". (14:42) Une accélération, et le titre olympique au bout : "Une course magique" (16:14)

Yannick nous parle aussi de sa collaboration avec Fabrice Pellerin, (21:25), un entraîneur "novateur" (22:16), avec qui la relation s’est tendue puis a explosé. Il analyse le couple entraîneur/nageur bien trop sacralisé en France (23:20), et où toute la pression repose sur l’entraîneur, qui en devient tout-puissant, ce qui peut mener à des situations très graves. Mais c’est le système qui veut ça, reconnaît-il. "Sans son exigence, je ne serais pas devenu champion olympique".

Il se confie également sur son amour de l’écriture, et sur ses projets littéraires (29:20). Une envie d’écrire qui s’est révélée pendant le confinement (30:18). C’est ainsi qu’est né son roman, qu'il décrit comme "une merveilleuse aventure" (31:24), mais aussi comme "le prochain fil rouge de ma vie".

Il y a le romancier, mais aussi le féru d’esport. Aujourd’hui, Yannick Agnel est directeur sportif d’un club d’esport, où il partage son expertise d'ancien sportif de haut niveau et nous explique comment il en est arrivé là (32:50).

Pour conclure, sa devise de vie. (44:45) "Je crois que je n’en ai plus", reconnaît-il, "Quand j’étais en carrière, c’était : ‘La pression c’est ce qui transforme le charbon en diamant'. Mais aujourd’hui je ne pense plus avoir besoin de cette pression, de cette adrénaline."

Bonne écoute !

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Animation : Flo Masnada

Production : Bababam

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"Avec Camille (Muffat) on se disait à l’époque : 'On est tellement au bout du rouleau, ou presque, que si vraiment on l’emporte, si on gagne à Londres, derrière on arrête, c’est Pina Colada et doigts de pieds en éventail !'" (02:06) 

Il raconte l’ambiance particulière des chambres d’appel, juste avant d’entrer dans l’arène pour se jeter à l’eau. Une atmosphère qu’il adorait (04:18). Où il aimait jouer de son côté décalé, pour détonner. Mais "dans la chambre d’appel aux Jeux Olympiques, je n’en menais pas large pour autant, je ne suis pas entré en faisant le moonwalk dans le couloir non plus", confesse-t-il (08:01).

Puis il revient en détail sur sa finale du 200m (14:06) : "J’ai eu une sensation étrange, les 150 premiers mètres étaient d’une facilité déconcertante. Et aux 150 mètres je me suis dit : 'Allez, j’accélère'". (14:42) Une accélération, et le titre olympique au bout : "Une course magique" (16:14)

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Il se confie également sur son amour de l’écriture, et sur ses projets littéraires (29:20). Une envie d’écrire qui s’est révélée pendant le confinement (30:18). C’est ainsi qu’est né son roman, qu'il décrit comme "une merveilleuse aventure" (31:24), mais aussi comme "le prochain fil rouge de ma vie".

Il y a le romancier, mais aussi le féru d’esport. Aujourd’hui, Yannick Agnel est directeur sportif d’un club d’esport, où il partage son expertise d'ancien sportif de haut niveau et nous explique comment il en est arrivé là (32:50).

Pour conclure, sa devise de vie. (44:45) "Je crois que je n’en ai plus", reconnaît-il, "Quand j’étais en carrière, c’était : ‘La pression c’est ce qui transforme le charbon en diamant'. Mais aujourd’hui je ne pense plus avoir besoin de cette pression, de cette adrénaline."

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