Max Guazzini : "Perdre le Stade Français a été le plus grand drame de ma vie"

Poulain Raffûte

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Max Guazzini : "Perdre le Stade Français a été le plus grand drame de ma vie"

Poulain Raffûte

Finissons l'année en beauté. Difficile pour moi de dresser le portrait de notre invité, tant il a marqué ma vie et celle d'une bonne trentaine de potes. Cet invité, c'est Max Guazzini.

Il y a des hommes comme ça qui sont hors de tout hors du temps qui t'inspirent par leur parcours, leur excentricité, leur clairvoyance et leur audace. Notre invité n'est pas du sérail et pourtant il a révolutionné le rugby ces 25 dernières années en le rendant populaire et accessible.

Au-delà du palmarès, en tant que président du Stade Français, il a fait passer notre sport dans une autre sphère : celle du spectacle. Pom Pom girls, calendrier des dieux du Stade, dresseur d'ours, French Cancan, des arrivées de ballons en hélicoptère, en parachute, en char romain qui traverse Paris un jour de finale, les places à 5 euros, des Parc des Princes et Stade de France remplis pour des matches de championnat... et toujours un casting de mecs bonnards, revenchards, acquis à la cause d'un homme pour qui tout était possible.

Il a gagné cinq titres de champions de France. Max Guazzini dérange, choque, révolutionne un monde rugbystique patriarcal et un peu consanguin, il faut le dire. Détesté parfois, admiré très souvent, il a su trouver les bons ingrédients pour créer une machine de guerre où des hommes venus du monde entier sont encore nostalgiques de cette époque où tout était possible. Avec Max, chaque début d'année la couleur était annoncée : on va être champion de France et champion d'Europe.

Max, c'est une époque : c'est la radio libre, c'est des marraines du Stade Français comme Madonna ou Naomi Campbell. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est un chanteur aussi : Manuel Guazzi, mais c'est aussi son amour pour Dalida. Max, c'est un parcours atypique de Toscane à Marseille, d'Aix-en-Provence à Paris. C'est une histoire d'amour avec un club depuis 28 ans et j'aimerais lui rendre hommage comme il se doit à travers ce portrait car sa sortie due à un enfoiré de publicitaire foireux (que je ne nommerai pas) a été un déchirement pour lui, les supporters, les joueurs et pour le rugby.

J'ai eu la chance d'être dans le même bateau que lui et de jouer sous ses couleurs bleues et rouges de 1998 à 2005 et de vivre des moments hallucinants à ses côtés. Une aventure extraordinaire pour un petit Picard à peine déniaisé. C'était fou, c'était fort, c'était bien et je ne le répèterais jamais assez : Max Guazzini beaucoup imité, jamais égalé.

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Il y a des hommes comme ça qui sont hors de tout hors du temps qui t'inspirent par leur parcours, leur excentricité, leur clairvoyance et leur audace. Notre invité n'est pas du sérail et pourtant il a révolutionné le rugby ces 25 dernières années en le rendant populaire et accessible.

Au-delà du palmarès, en tant que président du Stade Français, il a fait passer notre sport dans une autre sphère : celle du spectacle. Pom Pom girls, calendrier des dieux du Stade, dresseur d'ours, French Cancan, des arrivées de ballons en hélicoptère, en parachute, en char romain qui traverse Paris un jour de finale, les places à 5 euros, des Parc des Princes et Stade de France remplis pour des matches de championnat... et toujours un casting de mecs bonnards, revenchards, acquis à la cause d'un homme pour qui tout était possible.

Il a gagné cinq titres de champions de France. Max Guazzini dérange, choque, révolutionne un monde rugbystique patriarcal et un peu consanguin, il faut le dire. Détesté parfois, admiré très souvent, il a su trouver les bons ingrédients pour créer une machine de guerre où des hommes venus du monde entier sont encore nostalgiques de cette époque où tout était possible. Avec Max, chaque début d'année la couleur était annoncée : on va être champion de France et champion d'Europe.

Max, c'est une époque : c'est la radio libre, c'est des marraines du Stade Français comme Madonna ou Naomi Campbell. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est un chanteur aussi : Manuel Guazzi, mais c'est aussi son amour pour Dalida. Max, c'est un parcours atypique de Toscane à Marseille, d'Aix-en-Provence à Paris. C'est une histoire d'amour avec un club depuis 28 ans et j'aimerais lui rendre hommage comme il se doit à travers ce portrait car sa sortie due à un enfoiré de publicitaire foireux (que je ne nommerai pas) a été un déchirement pour lui, les supporters, les joueurs et pour le rugby.

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